Les adeptes de ces « nouvelles » religions ont des croyances et des pratiques similaires à celles des religions traditionnelles. Certains ont des textes sacrés, comme la déclaration universelle des droits de l’homme ou encore la loi de 1905 qui sont pour eux des horizons infranchissables, d’autres font du prosélytisme (c’est-à-dire « la da‘wah ») telle la propagande actuelle de la plupart des médias sur tant de sujets discutables, d’autres font la « guerre » (c’est-à-dire « le jihâd ») pour les droits de l’homme ou la démocratie, d’autres l’alliance et le désaveu (c’est-à-dire « al walâ’ wa al barâ’ ») avec les adhérents ou les opposants de leur idéologie[1], d’autres ont des croyances comme l’instauration du « paradis sur terre » pour les communistes ou expliquent la présence de l’homme sur terre par la théorie de l’évolution, voire même attribuent des qualités divines à des entités, comme le fait de parler d’ « Etat-providence » et qui indique que les citoyens « se réfugient » par crainte et espoir auprès du système en place. On peut également citer la lecture d’articles de loi lors des cérémonies de mariage en France (comme d’autres récitent la loi divine) ou la présence obligatoire de la statue de Marianne (même à l’extérieur de la mairie) lors de cette célébration. Enfin, malgré les nombreuses déclarations à ce sujet, le délit de blasphème existe toujours en France, comme l’illustre le cas de cet humoriste de France Inter ayant qualifié Jésus « de péd* » et été sommé de s’excuser non pas auprès des chrétiens et des musulmans mais envers la communauté homosexuelle[2].
[1] Comme l’illustre la diabolisation des pays autocratiques de manière générale ou de ceux qui ne respectent pas la version occidentale et progressiste des droits de l’homme, avec à leur tête la Russie, la Hongrie et la Pologne.
[2] « Je constate que ma chronique est ratée. Elle n’avait pour but que de dénoncer l’homophobie. J’ai été si mal compris que j’ai même heurté une association LGBT. C’est ma faute, donc »