Partant de ce constat, nul ne peut vraiment échapper à une divinité et à une religion et ce d’autant plus que l’être humain a été créé pour adorer, comme les preuves religieuses[1] et empiriques (sociologiques notamment) le montrent. Les « arriérés » Arabes polythéistes du VIIe siècle de l’ère chrétienne étaient ainsi bien plus conscients d’être des adorateurs que les soi-disant « athées » d’aujourd’hui en ne reniant pas le Vrai Dieu Créateur de l’univers[2].
Afin de prouver davantage l’omniprésence du religieux dans la société et ses institutions, méditons sur le fait qu’une grande partie de « l’élite » de ce pays[3], que les gens pensent profondément rationnelle, sont des francs-maçons se livrant à divers rituels ésotériques et croyant en une entité supérieure appelée « le grand architecte de l’univers », que chacun d’entre eux définit à sa manière. De surcroît, la non-mixité que l’on présente comme étant l’apanage des religieux « ultras » est la norme dans la quasi-totalité des loges, alors qu’il est proclamé sans cesse que la république se vit en mixité et à visage découvert.
Enfin, les individus prêtent foi dogmatiquement à des théories sur les questions existentielles que sont « d’où vient-on ? » et « où va-t-on ? ». Pour la première de ces questions, la très approximative théorie de l’évolution exige une foi aveugle alors que la science tend plutôt à démontrer, concernant l’humanité, l’existence d’un couple d’ancêtres communs.[4] Pour la seconde question, on constate une fascination pour les expériences de mort imminentes (EMI), pour les effets des diverses drogues sur la psyché (dont le chemsex), pour les transes chamaniques, afin d’essayer de percer les secrets et les sensations de l’au- delà et dépasser le paradis consumériste de l’ici-bas. En dehors de celles-ci, la question de l’au-delà est taboue pour la plupart des individus qui occultent la mort de leur quotidien.
[1] « Je n’ai créé les jinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (S.51, v.56)
[2] « Si tu les interroges : Qui a créé les cieux et la terre... ?, ils te répondront : C’est Dieu ! » (S.29, v.61-63)
[3] Citons à titre d’exemple certaines personnalités politiques se déclarant francs-maçons : Xavier Bertrand, Manuel Valls, Jean-Yves le Drian, Jean-Luc Mélenchon, etc.