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- Préservation de la vie et de la santé : interdiction du meurtre, du suicide, de l’euthanasie, de l’avortement (sauf en cas de danger pour la vie de la mère), de porter atteinte à l’intégrité physique d’une personne (y compris soi-même), obligation de nourrir et vêtir les pauvres, obligation de se nourrir de bonnes choses et de jeûner le mois de ramadan, …
- Préservation de la raison : interdiction des activités et substances qui génèrent de l’addiction et/ou qui altèrent la raison comme l’alcool, les drogues, les substances psychoactives, les jeux de hasard, …
- Préservation des biens : interdiction de toute activité provoquant l’enrichissement d’une personne sans création de bien ou de service en contrepartie ni participation au capital d’une entreprise (car si l’actionnaire empoche effectivement les bénéfices, il assume aussi les pertes le cas échéant), comme le vol, le brigandage, les faux témoignages dans les transactions, la corruption, la fraude, le délit d’initié, les jeux de hasard, l’usure, la thésaurisation sans fin (qui provoque artificiellement de l’inflation) d’où l’obligation de verser la zakah (pourcentage des biens thésaurisés à reverser annuellement à certaines catégories de personnes en difficulté afin de les aider mais aussi afin de décourager la thésaurisation à outrance)
- Préservation de la dignité et de l’honneur : interdiction de la calomnie et de la médisance, obligation de se vêtir décemment en couvrant certaines parties du corps (pour les femmes mais aussi pour les hommes) et plus particulièrement les attributs spécifiquement masculins et féminins dont le rôle est de séduire et d’attirer le sexe opposé, interdiction de la fornication et de l’adultère, éviter la mixité inutile, …
- Préservation des liens familiaux : interdiction de rompre les liens avec les parents, les enfants et les proches parents, interdiction de l’adoption (mais pas du tutorat), institution du mariage hétérosexuel, interdiction de l’adultère et de la fornication, interdiction de la GPA et de la PMA (sauf pour assister un couple qui n’arrive pas à avoir un enfant naturellement), …
- Préservation des liens et de l’unité de la communauté : obligation de bien se comporter avec son voisin, ses collègues et de façon générale avec son prochain (toute personne que nous sommes amenés à croiser ou côtoyer aussi bien dans l’espace public que privé), obligation d’obéir aux personnes en charge de l’autorité (comme les gouverneurs dans l’espace public, son patron au travail, les responsables à l’intérieur d’une association, …) sauf s’ils ordonnent de désobéir à Dieu, obligation de participer au sermon du vendredi, recommandation d’effectuer les prières journalières en groupe, de visiter les malades et de souhaiter pour les autres ce que l’on souhaite pour soi-même, …
- Et on termine avec le plus important qui est la préservation de la religion car c’est sur elle que reposent tous les points précédents et c’est grâce à elle qu’ils peuvent être appliqués correctement et durablement. C’est pour cela qu’il est interdit de « blasphémer » et de commettre des « sacrilèges » en islam, et donc de dire publiquement des paroles contraires au tawhîd (se moquer de Dieu et de Ses prophètes, nier Ses Noms, Lui donner des associés, interdire ce qu’il a rendu licite et vice-versa, …) ou de commettre certains actes interdits dans l’espace public (comme manger pendant le mois de ramadan), et ce afin de préserver la religion, de ne pas la travestir/déformer, de ne pas banaliser le mal, de ne pas induire en erreur ou éprouver les gens plus faibles (qui pourraient penser qu’une chose est licite alors qu’elle ne l’est pas ou qui pourraient être tentés par la chose illicite en question) et de veiller à ce que les commandements divins soient pris au sérieux et appliqués consciencieusement.
Remarque importante. Les 6 premiers points énoncés ci-dessus et la façon dont ils sont interprétés et transposés dans la loi sont propres à l’islam, les autres divinités (idéologies, systèmes gouvernementaux, théories, croyances, visions du monde, …) ayant leurs propres finalités avec leurs propres définitions du bien et du mal et de ce qui est obligatoire, interdit ou licite. En revanche, le dernier point, qui est la préservation de la religion avec l’interdiction du blasphème et du sacrilège, est également présent chez toutes les divinités. Cela veut dire qu’à partir du moment où le culte d’une divinité quelconque est choisi comme religion d’Etat, le blasphème de cette divinité sera interdit et durement sanctionné, et cela vaut en tout temps et en tout lieu.
Cela peut paraître surprenant étant donné qu’en France et dans certains pays occidentaux, le droit au « blasphème » serait garanti par la loi. En fait, il n’en est rien. La supercherie repose ici sur une utilisation frauduleuse du mot « blasphème ». Car ce que la loi garantit en France, c’est le droit de se moquer de Dieu, de Jésus, des prophètes, du christianisme et de façon générale des religions dites monothéistes. Or, de nos jours, la religion d’Etat n’est plus le christianisme : il s’agit aujourd’hui d’un mélange de laïcité, de libertarisme et de démocratie. Donc se moquer de Dieu, de Ses Prophètes et de Ses commandements n’est plus un blasphème en occident. Cela l’était il y a quelques siècles et c’était encore très grave pour beaucoup de personnes dans la première moitié du XXème siècle, mais depuis plusieurs décennies, se moquer de Dieu a cessé d’être blasphématoire étant donné que les gens ne L’adorent plus et que l’Etat n’a plus recours au christianisme pour gérer tous les aspects de la société.
Si le droit au blasphème existait réellement, se moquer de la religion d’Etat, de ses dogmes, de ses (anti-) valeurs, de ses obligations et de ses interdits serait autorisé. Comme nous l’avons dit, la religion d’Etat de nos jours est un mélange de laïcité, de libertarisme et de démocratie et parmi les choses décrétées sacrées par cette religion, il y a l’égalité homme-femme, les droits LGBT, la lutte contre l’antisémitisme, les droits de l’homme, la condamnation du nazisme, … La liste n’est pas exhaustive et vous pouvez aisément la compléter. Si le droit au blasphème avait perduré de nos jours en occident, pensez-vous sincèrement qu’il serait autorisé de critiquer, de remettre en question ou simplement de se moquer d’un des sujets ci-dessus dans l’espace public ? Ceux des intellectuels et humoristes qui l’ont fait ont été sommés de cesser et de se repentir publiquement. Ceux qui ont refusé ont progressivement et méthodiquement été mis à mort socialement. Donc non, le droit au blasphème n’existe ni en France ni en occident, et on voit ici l’incohérence et l’hypocrisie de la laïcité et de ses adeptes qui se revendiquent tolérants et ouverts d’esprit en prétendant autoriser le blasphème alors que ce dernier est en réalité interdit.
Un exemple déjà cité pour illustrer ce qui a été explicité ci-dessus. Il y a quelques années, un « humoriste », probablement en manque d’inspiration, a voulu faire son devoir de bon citoyen laïc pratiquant en recourant à ce fameux « droit au blasphème » pour se moquer de Jésus en chantant sur un plateau radio un texte écrit par ses soins contenant entre autres les paroles suivantes : « Jésus est péd* », « plutôt que de me faire crucifier, j’aurais préféré me faire enc**** ». Les associations catholiques qui ont porté plainte n’ont évidemment pas obtenu réparation, ce qui est compréhensible étant donné que le christianisme n’est plus la religion d’Etat et qu’on peut impunément se gausser de Dieu et de Jésus. En revanche, ce qui est « amusant », c’est que des associations LGBT ont aussi porté plainte pour propos homophobes et là par contre, cet « humoriste » a dû se repentir et s’excuser publiquement pour l’offense causée à la communauté LGBT. Sa chanson était donc bien considérée comme blasphématoire et il n’aurait pas dû la chanter (on a la preuve ici que le blasphème est bien interdit en France), non pas pour avoir expressément insulté Jésus, mais parce que des personnes LGBT ont pu être indirectement blessées par ses paroles. Au final, on voit que si des associations catholiques et LGBT ont porté plainte, ce sont ces dernières qui ont eu gain de cause, car de nos jours c’est la laïcité qui est la religion d’Etat. Si ce même incident avait eu lieu à une époque ou dans un pays où le christianisme était la religion d’Etat, ce sont les religieux qui auraient eu gain de cause.
A noter que le but ici n’est pas de légitimer le blasphème, bien au contraire. L’interdiction du blasphème est une bonne chose car elle préserve la religion d’Etat et prend au sérieux la loi qui en découle. Ce qui importe en réalité, c’est la divinité de la religion d’Etat. Est-ce Dieu, Le Créateur de toute chose, qui a tous les attributs de la perfection divine et aucun défaut, et qui n’ordonne que le bien et n’interdit que le mal ou toute autre divinité n’ayant aucune part dans la création de l’univers, sortie tout droit de l’imagination humaine, et génératrice d’injustice du fait (entre autres) de toutes ses contradictions ?