La meilleure façon de transmettre et de faire comprendre un message est de l’appliquer d’abord soi-même et de montrer l’exemple. Et lorsqu’on voit le comportement de certains musulmans (ou présentés comme tels) dans l’espace public et dans les médias, on peut légitimement se demander si l’islam est vraiment la religion de la vérité. Il y a plusieurs remarques à faire à ce sujet et nous allons les aborder ci-dessous.
- Une forêt qui pousse.
« Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse »
Par définition, un musulman qui applique le tawhîd et se conforme aux commandements divins est modeste[1] et discret[2], il ne trouble pas l’ordre public, se comporte convenablement avec ses voisins[3] et sa famille, reste sobre, ne vole pas, ne corrompt pas, ne calomnie pas, respecte l’autorité[4] et ne profite pas du système[5].
Il est évident qu’une personne qui se comporte de la sorte ne fera jamais la une des médias. De plus, au sein d’une organisation (entreprise, association, …), elle passe généralement inaperçue, la plupart des gens préférant se focaliser sur les personnes faisant le buzz, alimentant les potins et affichant des comportements transgressifs.
Les musulmans sincères et pratiquants sont « une forêt qui pousse » et contribuent positivement au développement de la société. Malheureusement, beaucoup de personnes en France et en occident n’en sont pas conscientes et sous-estiment l’intérêt de les côtoyer au quotidien.
- Ce sont les textes qui définissent les règles de l’islam.
Certains diront que pour eux, les musulmans en France et en occident ressemblent plus à des arbres qui tombent qu’à une forêt qui pousse. Ils n’ont pas tort, sachant que ce qui définit l’islam et ses règles, ce sont les textes (le Coran et la Sunnah du prophète) et pas le comportement de ses (prétendus) adeptes quand bien même ils seraient majoritaires. A titre de comparaison, ce n’est pas parce que Maradona a marqué un but de la main contre l’Angleterre en quart de finale de la coupe du monde de football 1986 qu’il est permis de le faire.
Le problème de nos jours, c’est que parmi tous ceux qui se disent ou qui sont étiquetés comme musulmans, la « forêt qui pousse » est malheureusement minoritaire. Il y a plusieurs raisons à cela et nous allons les approfondir dans le paragraphe suivant.
- L’association (shirk), la mauvaise foi (kufr) et l’orgueil (istikbar)
Comme nous l’avons vu précédemment, pour être musulman aux yeux de Dieu, la condition sine qua non est la concrétisation sincère du tawhîd. Cela signifie qu’il ne faut donner aucun associé à Dieu (ni dans Sa seigneurie, ni dans Ses noms et attributs, ni dans Son adoration) et se conformer aux textes (le Coran et la Sunnah du prophète) en étant sincère dans sa pratique religieuse. Il s’agit ici du minimum requis pour être agréé par Dieu et aller au paradis. Celui qui n’aura sciemment pas adopté ce minimum (l’ignorance peut dans certains cas être une excuse) sera quant à lui voué éternellement à l’enfer.
En France, beaucoup de personnes qui se disent ou sont étiquetées comme musulmanes n’ont tout simplement pas ce minimum requis.
Certains vont par exemple commettre de l’association (shirk) en croyant à des superstitions ou en recourant à des porte-bonheur (comme la main de Fatma) ou en s’adonnant à des rituels païens hérités de leurs ancêtres (comme tourner autour des tombes de prétendus « saints ») en pensant vraiment que cela leur portera chance et les protégera du mal, or c’est Dieu Seul qui accorde le bien, protège et gère le destin de Ses créatures. S’adresser à un autre que Dieu, passer par l’intermédiaire d’un autre que Lui en utilisant des objets ou en accomplissant des rituels non établis par les textes de la révélation (Coran et Sunnah du prophète) revient à faire de l’association et fait sortir son auteur de l’islam.
Certains nient (kufr) des parties de la révélation ou tout simplement cherchent à les contourner en recourant à des interprétations personnelles tirées par les cheveux ou en s’inventant des excuses douteuses. En fonction de la gravité, cette attitude peut faire sortir son auteur de l’islam et malheureusement beaucoup de musulmans tombent dans cet errement. Et ce point est d’autant plus grave de nos jours, car certains « musulmans » se présentant parfois même comme « imams » sont légion sur les réseaux sociaux et écrivent même des livres dans lesquels ils rejettent des parties de l’islam connues et considérées comme dogmatiques par tous les musulmans et ce depuis le début de la révélation jusqu’à ce jour. Et cela sans oublier les faux ex-musulmans et faux ex-imams, prétendant pour certains avoir mémorisé le Coran et étudié l’islam pour se donner de la légitimité, qui se hasardent à inventer des mensonges pour déformer et calomnier l’islam et induire autrui en erreur[6]. En les écoutant, c’est quand même incroyable de se dire qu’il aura fallu attendre le XXIème siècle pour que des Français (d’origine étrangère ou pas), connaissant à peine l’arabe, peu instruits, et s’exprimant même parfois dans un français laborieux, « découvrent » par eux-mêmes la « vérité » qui aurait échappé à 14 siècles de générations de musulmans incluant les Compagnons (personnes qui ont côtoyé le prophète de son vivant et à qui on doit la transmission des hadiths) et tous les grands savants[7] ayant existé jusqu’à nos jours. Il est évident que nous parlons ici de sujets sur lesquels l’influence du contexte spatio-temporel est nulle ou quasi-nulle comme le nombre de prières obligatoires par jour. Ainsi certains de ces pseudos-imams contemporains affirment qu’il n’y a pas de nombre fixe de prières quotidiennes obligatoires à accomplir alors que ce nombre est pourtant de cinq, qu’il est attesté dans la révélation, et qu’il y a toujours eu unanimité sur ce sujet de la part de tous les grands savants jusqu’à nos jours (les youtubeurs et les imams/recteurs de mosquées en France ne sont pas considérés comme des savants et leur avis n’a donc pas de valeur). Comme autre exemple de leurs dérives, on peut citer la désincitation au port du voile qui est d’obligation pour la femme pubère comme stipulé dans la révélation (Coran et Sunnah) et par l’unanimité des grands savants.
Et enfin il y a l’orgueil qui empêche certaines personnes de se réformer et les conduit tout droit en enfer[8]. Car lorsqu’on rappelle à certains « musulmans », preuves à l’appui (Coran, Sunnah du prophète ou avis unanime des grands savants), que certaines de leurs croyances ou de leurs pratiques sont concrètement du shirk, ceux-ci s’enflent d’orgueil et rejettent les arguments en prétextant que leur avis est meilleur, ou qu’ils n’ont pas besoin de suivre certaines preuves, ou encore que leurs parents ont toujours agi de la sorte et qu’ils connaissent mieux l’islam que nous[9]. Pour reprendre l’analogie avec le football, c’est comme si quelqu’un se présentait comme footballeur en prétendant envers et contre tout qu’il est autorisé à marquer des buts de la main (alors que ce n’est pas le cas et que cela est connu sans exception par tous ceux qui connaissent ce sport) et qu’il refusait d’admettre son erreur même après lui avoir lu l’article du règlement officiel à ce sujet. Il est évident que vous considéreriez cette personne comme un charlatan et qu’il ne sera pas à vos yeux un spécialiste du football quand bien même il aurait l’air sincère et quels que soient ses arguments. Cela ressemble malheureusement à la situation de beaucoup de musulmans en France et en occident. C’est-à-dire que beaucoup de personnes affirment, disent et font des choses au nom de l’islam dans l’espace public (et pire encore dans les médias) sans que cela en fasse partie[10]. Ils induisent ainsi les gens en erreur sur l’islam et les égarent, ce qui est fermement condamné par Dieu[11]. A noter que cela ne dédouane pas ceux qui les écoutent de se renseigner correctement sur l’islam par leurs propres moyens (et ce ne sont pas les outils qui manquent de nos jours, telle la liste de livres conseillés à la lecture à la fin de cet ouvrage). Au jour du jugement, ils ne pourront donc pas utiliser devant Dieu les argumentations de ces « égareurs » comme excuse pour ne pas avoir respecté eux-mêmes le tawhîd[12]. Ainsi, ce n’est pas parce que des personnes volent ou disent que l’on peut voler que cela donne une raison valable et le droit de le faire…
Un peu de statistiques pour illustrer ce qui vient d’être décrit. Nous savons maintenant que pour être musulman aux yeux de Dieu, il faut chercher à accomplir le tawhîd sincèrement et il s’agit là du minimum requis. Accomplir le tawhîd revient entre autres à obéir aux ordres divins, et le premier des commandements qui nous est imposé est d’accomplir les cinq offices de prière quotidiens obligatoires. Or, selon un sondage Ifop réalisé en décembre 2023[13], parmi les personnes s’identifiant comme musulmanes « croyantes et religieuses » en France, 42% déclarent ne pas effectuer du tout ces offices de prière. Cela illustre bien à quel point la connaissance et la pratique de l’islam sont délaissées par ceux qui s’en réclament…
- Les médias, les amalgames et la malhonnêteté intellectuelle
Les médias sont également responsables de la mauvaise image de l’islam en traitant les informations de manière malhonnête.
Tout d’abord, les crimes et autres méfaits seront traités différemment selon qu’il s’agira d’un individu présenté par les médias comme musulman (qu’il soit français ou ressortissant d’un pays comme l’Arabie Saoudite ou le Pakistan) ou pas. S’il s’agit d’un musulman, on induira que le crime commis est intrinsèque à sa croyance, à sa façon de penser et de voir le monde, et à sa façon de considérer les relations avec les non-musulmans[14]. En gros, le crime découle de sa religion et sera imputé à l’islam. De facto, tous les musulmans se retrouveront ainsi complices de ce crime puisqu’ils ont (en apparence) la même croyance que le criminel et sont supposés approuver ce crime. C’est pour cela qu’on en arrive à des situations où les musulmans quels qu’ils soient et où qu’ils soient (sur des plateaux TV, au travail, dans des associations, …) sont sommés spontanément et avec conviction de dénoncer le crime en question en prouvant leur sincérité sous peine d’être taxés de duplicité voire de faire l’apologie du terrorisme. A noter qu’il s’agit d’un comble pour un pays dit de droit où toute personne est présumée innocente jusqu’à preuve du contraire. Car ici, c’est le contraire qui est appliqué puisque tout musulman sera considéré comme coupable tant qu’il n’a pas prouvé son innocence de façon suffisamment convaincante.
La façon de traiter l’information ci-dessus est incorrecte pour au moins 3 raisons :
- Tout d’abord, et comme nous l’avons déjà vu, Dieu au travers de l’islam n’ordonne que le bien et n’interdit que le mal. Donc le meurtre de civils, le vol, le trafic de drogue, le banditisme, l’escroquerie, l’atteinte à l’intégrité physique d’une personne et toutes les turpitudes sont expressément interdits par l’islam. A partir de là, un crime commis par un musulman ne devrait pas être imputé à sa religion qui lui interdit justement le crime en question.
- Ensuite, le fait d’associer implicitement tous les musulmans à des crimes est un sophisme. Il s’agit d’une attaque ad personam abusive qui consiste à trouver un point commun entre les criminels et les musulmans (ici leur religion qui est l’islam), point commun qui est non pertinente puisque l’islam interdit justement le crime, et ce, afin de faire déteindre le crime sur tous les musulmans et de les faire passer pour des criminels en puissance. A noter que les attaques ad personam abusives se rencontrent souvent en politique, et notamment contre l’extrême-droite lorsque leurs opposants politiques associent, parfois de (très) loin, certaines de leurs opinions au nazisme pour disqualifier aux yeux du public la totalité du parti et l’intégralité de ses idées.
- Et enfin, chacun est responsable de ses paroles et de ses actes[15]. Donc personne n’a à s’excuser pour les crimes commis par les déséquilibrés à l’autre bout du pays ou de la planète.
Ensuite, quand un crime est commis par un Français lambda non-musulman, le traitement de l’information est bien différent. Au lieu d’expliquer le motif du crime par la croyance de l’individu (sauf s’il est affilié à un mouvement jugé hostile par l’Etat comme le nazisme), on expliquera plutôt que le crime est dû au parcours de vie de l’individu (enfance difficile avec maltraitance par exemple, …) plutôt qu’à sa façon de penser et à sa vision du monde, et qu’il ne faut pas faire d’amalgame en mettant tous les Français dans le même sac. Pourtant, les exemples ne manquent pas et pourquoi ne pas aussi se demander si la cause de ces crimes ne se trouve pas dans la croyance et les valeurs véhiculées par l’occident…
Et enfin, les médias utilisent trop souvent de façon malhonnête le mot terrorisme qui désigne l’usage de la violence pour atteindre un but politique. Les médias vont très souvent qualifier de terroristes les actes de violence commis par un musulman même quand il s’agit d’un déséquilibré et qu’il n’y a pas de visée politique associée. De plus, comme nous l’avons déjà dit, l’islam interdit fermement le meurtre de civils, de porter atteinte à l’intégrité physique d’une personne, le trafic et la consommation de drogue, le vol, etc. Donc si un musulman commet vraiment cela, il a désobéi à Dieu. Ensuite, et comme nous l’avons déjà expliqué, beaucoup de personnes en France sont considérées ou se considèrent comme musulmanes alors qu’elles ne connaissent pas et ne pratiquent pas l’islam, et c’est principalement à cette catégorie qu’appartiennent les délinquants et les criminels étiquetés comme musulmans. Par ailleurs, le fait que l’auteur soit (en apparence) musulman semble être pour certains la seule raison pour que le crime soit qualifié de terroriste. Et ce sont ensuite ces mêmes personnes qui vont « s’étonner » que tous les terroristes sont des musulmans. C’est un peu comme si on s’étonnait que tous les carrés aient quatre angles droits et quatre côtés de même longueur…
Cela crée malheureusement un amalgame entre terroriste et musulman dans la tête de la plupart des Français et des Européens. Du coup, si un Français non-musulman voit une personne pratiquer l’islam (prières, lecture du Coran, accomplissement du pèlerinage, port de la barbe ou du voile, …), elle l’associera involontairement au terrorisme alors que ce n’est justement pas dans la catégorie des musulmans pratiquants et sincères qu’il faut rechercher les terroristes étant donné qu’ils font tout pour se conformer aux commandements de Dieu qui interdit justement les crimes en tout genre et donc le terrorisme. A noter cependant qu’une telle manipulation des médias, visant à créer injustement de l’amalgame entre terrorisme et islam et donc à discréditer entièrement l’islam sans autre forme de procès et à empêcher l’expression de tout point de vue islamique dans l’espace public, mérite bien quant à elle la définition de « terrorisme intellectuel »[16]…
- Le retour au paganisme et au tribalisme.
Avant la révélation faite au prophète Muhammad au VIIe siècle, il faut savoir que les Arabes étaient organisés en tribus et avaient des pratiques païennes comme beaucoup de peuples avant l’arrivée du monothéisme.
Comme exemples d’anciennes pratiques, on peut citer le fait d’enterrer les nouvelles-nées vivantes (cela rappelle les sacrifices d’enfants réalisés par les Incas et les sacrifices humains réalisés par les païens en occident avant l’arrivée du christianisme), la multiplication des rapports sexuels des femmes avec plusieurs hommes afin d’avoir la meilleure progéniture, …
Ensuite la protection et le respect du droit d’un individu était assuré par son appartenance à sa tribu. Plus celle-ci était forte, plus l’individu était protégé. A l’inverse, un voyageur ou une personne isolée pouvait se faire dépouiller ou agresser sans autre forme de procès à moins d’obtenir la protection d’un chef de tribu. Le droit n’était donc pas régi par un code normatif, mais par un ensemble de règles que chaque tribu faisait ou défaisait en fonction de ses intérêts et des alliances qu’elle concluait ou rompait avec les autres tribus, et en cas de litige, c’est la loi du plus fort qui était appliquée.
A cette époque, les Arabes étaient illettrés et n’avaient ni organisation politique, économique ou militaire. Contrairement aux autres puissances existant à l’époque (les Perses, les Byzantins, …), les Arabes n’étaient qu’une note de bas de page dans l’histoire de l’humanité. Et c’est l’islam et sa propagation qui ont propulsé les pays arabes au rang de civilisation avec :
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- La mise en place d’une organisation centralisée
- Le développement de l’écriture, du savoir et de l’enseignement
- La mise en place d’un code civil et pénal normatif visant à préserver la vie, la santé, les biens et la dignité des individus
- Une application impartiale de la justice
- La spécialisation du travail et le développement de l’économie
- La création d’un héritage spirituel et culturel pour les générations suivantes
Tout comme l’Europe a connu son apogée sous le christianisme, les pays arabes sont sortis du tribalisme et se sont développés grâce à l’islam et ont connu leur apogée sous le califat islamique.
Malheureusement, cette tendance s’est inversée et le monothéisme de façon générale est maintenant combattu avec acharnement par l’occident. Cela a commencé il y a plus de deux siècles avec la révolution française lorsque la royauté, qui avait pour mission de faire appliquer les règles divines et de légiférer sans les outrepasser (ce qui assurait ainsi un cadre légal minimum que l’homme ne pouvait dépasser), a été dissoute au profit de la république dont la mission était en théorie de faire appliquer la loi du peuple par le peuple pour le peuple, mais qui en pratique applique la loi des individus les plus forts à leur profit personnel et par un système qui est dans le meilleur des cas influencé par le lobbysme et dans le pire des cas corrompu par eux. Et le califat islamique a subi un sort similaire puisqu’il a disparu au début du XXe siècle avec la fin de l’Empire Ottoman.
Le point d’orgue de cet acharnement contre le monothéisme s’est produit en 1962 avec la réforme de l’église Vatican II qui a provoqué un rejet massif du christianisme et de la foi de la part de la population, avec en contrepartie la montée du capitalisme et du concept de l’État-providence qui prône le salut dans la consommation et assure l’augmentation sans fin du niveau de vie.
Depuis cette date, la situation de l’occident n’a fait qu’empirer avec une explosion de la dette des Etats et surtout un abandon des valeurs, des comportements et du récit traditionnel que chaque génération transmettait à la suivante et qui assuraient le ciment et la pérennité de la civilisation occidentale. En effet, le passé, les traditions, les règles et les valeurs chrétiennes ainsi que l’histoire de l’occident sont constamment déformés et dénigrés dans le but de les faire disparaître au profit de la nouvelle religion de l’État-providence.
La disparition progressive du monothéisme a fait retomber la population occidentale dans les travers du paganisme et du tribalisme. Ainsi, on observe une recrudescence des comportements sexuels déviants et un accès facilité à l’euthanasie, au suicide assisté, à l’avortement, à l’ablation d’organes génitaux et à la stérilisation. On observe aussi un éclatement de la famille traditionnelle entraînant une augmentation des monoparentalités où la précarité est fréquente. Les jeunes ne sont plus éduqués par leurs parents, trop occupés à subvenir aux besoins de leur foyer à poursuivre leurs ambitions personnelles, ou qui ont tout simplement démissionnés de leur rôle de parent, mais sont conditionnés par les réseaux sociaux, par la propagande diffusée dans les médias, et dans certains cas, par les règles du quartier et de la rue proches du tribalisme. En effet, pour certains jeunes, les règles ne sont plus celles imposées par l’autorité traditionnelle (Etat, école, parents), mais celles des bandes auxquelles on appartient et qui rendent leur propre justice. C’est pour cela que l’on observe régulièrement des règlements de compte entre bandes rivales qui ne redoutent nullement de désobéir et de riposter aux forces de l’ordre (qui à leurs yeux ne représentent plus l’autorité) lorsqu’elles s’estiment suffisamment fortes.
Nous vivons donc maintenant dans une société qui banalise et défend bec et ongles des valeurs mortifères comme l’avortement, l’euthanasie, le suicide assisté, les mutilations génitales, la stérilisation et le féminisme extrême, une société qui abrutit ses citoyens en les noyant dans l’hyperconsommation, la propagande et la désinformation en pensant ainsi mieux les maîtriser alors que c’est le contraire qui se produit dans certains quartiers, et une société qui renie son passé et les traditions qui ont fait sa force. Il n’y a pas besoin d’avoir fait de grandes études pour comprendre qu’une société qui fait de moins en moins enfants et auxquels elle transmet une éducation mortifère et nihiliste est vouée à l’extinction.
Pami les maux cités, il y a la délinquance et le sentiment d’impunité avec lequel évoluent certaines bandes de quartier. Comme il s’agit bien souvent de quartiers avec une forte concentration d’immigrés, les médias, dans leur acharnement contre l’islam, incriminent ce dernier alors qu’il n’est pas le problème mais la solution qui a permis aux peuples de sortir du tribalisme et du paganisme pour les propulser vers la civilisation. Et si certains jeunes immigrés de quartiers s’organisent en bandes et adoptent des comportements délinquants, c’est parce qu’ils ont délaissé l’islam. L’occident est malheureusement en train de récolter les (mauvais) fruits de sa propagande et de sa guerre contre l’islam et le christianisme.
Enfin, une petite réflexion pour terminer ce chapitre… Pour beaucoup de personnes, la caricature du délinquant de quartier en fait un dealer en survêtement de marque, écoutant du rap et enchaînant les filles faciles. Mais est-on ici plus proche de la culture maghrébine et des valeurs de l’islam ou de la culture et des valeurs modernes de l’occident ? On est clairement ici dans le deuxième cas de figure. Donc si les délinquants en question sont des personnes d’origine nord-africaine, cela veut peut-être dire qu’ils ont finalement réussi à s’assimiler en délaissant leur culture et leur religion d’origine au profit des comportements et des valeurs de leur pays d’accueil…
[1] « Les serviteurs du Tout-Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre » (S.25, v.63)
[2] « Dieu aime le serviteur pieux, riche et discret. » (Muslim)
[3] « On demanda (au prophète) : « Qui est-ce qui n’est pas un vrai croyant ? ». Il répondit : « Il est celui qui n’épargne pas son voisin de ses méfaits » (al Bukhârî)
[4] « Ô vous qui croyez ! Obéissez à Dieu et au messager et à ceux qui ont de l’autorité sur vous. » (S.4, v.60)
[5] « (…) Sur quoi devons-nous te prêter serment d'allégeance ? » Le prophète a dit : « D'adorer Dieu et de ne pas Lui associer quoi que ce soit, les cinq prières, que vous obéissiez à Dieu et que vous ne demandiez rien aux gens ». (Muslim)
[6] Moussa Konné (à partir de la 6° minute) : https://www.youtube.com/watch?v=6xI-nA2sxZY&t=149s
[7] Personnes qui connaissent toutes les sources de la révélation pratiquement par cœur, expertes de la langue arabe, grandes connaisseuses du contexte dans lequel l’islam a été révélé et qui ont appris auprès de professeurs reconnus eux aussi comme étant de grands savants.
[8] Le prophète a dit : « N’entrera pas au paradis celui qui a dans son cœur le poids d’un atome d’orgueil ». Un homme demanda : « Pourtant l’homme aime porter de beaux vêtements et de belles chaussures. » Le prophète reprit : « Dieu est Beau et aime la beauté. L’orgueil est le fait de rejeter la vérité et de mépriser les gens. » (Muslim)
[9] « Et quand on leur dit : "Suivez ce que Dieu a fait descendre", ils disent : "Non, mais nous suivrons les coutumes de nos ancêtres." – Quoi ! et si leurs ancêtres n'avaient rien raisonné et s'ils n'avaient pas été dans la bonne direction ? » (S.2, v.170)
[10] « Qui donc est plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Dieu, ou qui traite de mensonge Ses versets ? Les injustes ne réussiront pas. » (S.6, v.21) et « Et il y a parmi eux certains qui roulent leurs langues en lisant le Livre pour vous faire croire que cela provient du Livre, alors qu'il n'est point du Livre ; et ils disent : "Ceci vient de Dieu", alors qu'il ne vient pas de Dieu. Ils disent sciemment des mensonges contre Dieu. »
[11] « Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. » (S.16, v.125) et « Ceux qui ne croient pas et qui obstruent le sentier de Dieu, s'égarent certes loin dans l'égarement. » (S.4, v.167)
[12] « Quand les meneurs désavoueront les suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront bien brisés ! Et les suiveurs diront : "Ah ! Si un retour nous était possible ! Alors nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués" - Ainsi Dieu leur montra leurs actions ; source de remords pour eux ; mais ils ne pourront pas sortir du Feu. » (S.2, v.166-167) et « "Entrez dans le Feu", dira [Dieu,] "parmi les djinns et les hommes des communautés qui vous ont précédés." Chaque fois qu'une communauté entrera, elle maudira celle qui l'aura précédée. Puis, lorsque tous s'y retrouveront, la dernière fournée dira de la première : "Ô notre Seigneur ! Voilà ceux qui nous ont égarés : donne-leur donc double châtiment du feu." Il dira : "A chacun le double, mais vous ne savez pas" » (S.7, v.38)
[14] Si on faisait une analogie avec les Etats-Unis où les prisons sont pleines d’occidentaux ou de latino-américains portant des tatouages de croix ou portant des croix, il faudrait alors en conclure que le christianisme est vecteur de violences.
[15] « Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même ; et quiconque s'égare, ne s'égare qu'à son propre détriment. Et nul ne portera le fardeau d'autrui. » (S.17, v.15)
[16] https://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme_intellectuel